Bus et trains aux dépôts, vols annulés, crèches et administrations publiques fermées… Pour la deuxième journée consécutive, l’Allemagne a été touchée hier par des mouvements sociaux de grand ampleur. Le fait est inhabituel pour un pays, qui privilégie généralement la table des négociations aux manifestations. A l’appel du syndicat des services publics Verdi et du syndicat de police GdP, des centaines de salariés se sont mobilisés hier pour réclamer une hausse des salaires.
Après le tour de force du syndicat GdL, qui a paralysé les trains allemands durant plusieurs mois, c’est au tour de Verdi, l’un des plus grands syndicats européens, de négocier avec l’état fédéral, les Länder et les communes une revalorisation salariale de 8% pour 1,3 millions de salariés de la fonction publique. Une étude de la fondation Hans-Böckler, proche des syndicats, révèle ainsi que les salaires réels dans la fonction publique auraient baissé de 3,5%. Ceci s’explique notamment par le taux d’inflation record qu’a enregistré la République fédérale d’Allemagne cette année. Mais les négociations entamées début janvier buttent sur le refus des autorités, qui proposent de leur côté une revalorisation salariale d’environ 5%.
Mercredi et hier, les salariés des crèches, des hôpitaux et des transports publics ont donc débrayé pour une démonstration de force inédite. C’est en Rhénanie-du-nord-Westphalie, l’état le plus peuplé d’Allemagne, que le mouvement a été le plus suivi avec environ 67 000 grévistes. Mercredi, les aéroports de Francfort, Munich, Düsseldorf, Stuttgart, Hambourg et Hanovre ont été totalement bloqué durant une partie de la journée et à Berlin, les salariés des transports en commun BVG se sont dit prêts à poursuivre leur mouvement jusqu’au 14 mars. Les Berlinois sont donc condamnés à la marche à pied.
Ces mouvements sociaux sont un fait rarissime en Allemagne mais tendent à augmenter, du fait notamment des débats sur l’éthique des grands patrons, suite au scandale récent du Lichtenchtein. Selon l’institut économique IW de Cologne, il y aurait ainsi eu en 2007 580.000 journées non travaillées du fait des grèves, contre 428.739 en 2006 et 18.633 en 2005. Syndicats et employeurs devaient se retrouver hier autour d’une table de négociations pour une cinquième session de pourparlers.
Après le tour de force du syndicat GdL, qui a paralysé les trains allemands durant plusieurs mois, c’est au tour de Verdi, l’un des plus grands syndicats européens, de négocier avec l’état fédéral, les Länder et les communes une revalorisation salariale de 8% pour 1,3 millions de salariés de la fonction publique. Une étude de la fondation Hans-Böckler, proche des syndicats, révèle ainsi que les salaires réels dans la fonction publique auraient baissé de 3,5%. Ceci s’explique notamment par le taux d’inflation record qu’a enregistré la République fédérale d’Allemagne cette année. Mais les négociations entamées début janvier buttent sur le refus des autorités, qui proposent de leur côté une revalorisation salariale d’environ 5%.
Mercredi et hier, les salariés des crèches, des hôpitaux et des transports publics ont donc débrayé pour une démonstration de force inédite. C’est en Rhénanie-du-nord-Westphalie, l’état le plus peuplé d’Allemagne, que le mouvement a été le plus suivi avec environ 67 000 grévistes. Mercredi, les aéroports de Francfort, Munich, Düsseldorf, Stuttgart, Hambourg et Hanovre ont été totalement bloqué durant une partie de la journée et à Berlin, les salariés des transports en commun BVG se sont dit prêts à poursuivre leur mouvement jusqu’au 14 mars. Les Berlinois sont donc condamnés à la marche à pied.
Ces mouvements sociaux sont un fait rarissime en Allemagne mais tendent à augmenter, du fait notamment des débats sur l’éthique des grands patrons, suite au scandale récent du Lichtenchtein. Selon l’institut économique IW de Cologne, il y aurait ainsi eu en 2007 580.000 journées non travaillées du fait des grèves, contre 428.739 en 2006 et 18.633 en 2005. Syndicats et employeurs devaient se retrouver hier autour d’une table de négociations pour une cinquième session de pourparlers.