C’est la nouvelle devinette à la mode : quel est le point commun entre un personnage virtuel du site Second Life et un habitant du Brésil ? Tous deux consommeraient la même quantité d’électricité chaque année. Difficile à croire ? C’est pourtant vrai. A l’occasion du salon international des technologies de l’information et des télécommunications, le Cebit, qui se tient à Hanovre jusqu’à dimanche, une étude révèle que nos personnages virtuels auraient besoin de centres de données géants extrêmement gourmands en électricité. Oubliés donc nos rêves de second vie, où la planète serait encore verte et saine, le Cébit nous ramène les pieds sur terre. Internautes, attention à l’atterrissage.
Les exemples donnés au salon de l’informatique de Hanovre sont édifiants. Une recherche sur le site google équivaudrait à une heure de lumière dispensée par une ampoule à économie d’énergie. Et selon Siegfried Behrendt, chercheur de l’institut de recherche berlinois IZT, télécharger sur son ordinateur la version électronique de son quotidien préféré consommerait par exemple autant d’électricité que de faire une lessive. Si internet poursuit son développement à ce rythme, d’ici moins de 25 ans, il consommera à lui seul autant d’énergie que toute l’humanité, affirme l’universitaire de Dresde Gerhard Fettweis. Et là, nous plaidons tous coupables. Nous qui possédons des boîtes mails, nous qui téléchargeons la presse, des vidéos, des podcasts… Nous enfin, blogueurs. Car les plus gros consommateurs en énergie ne sont pas nos ordinateurs mais bien les centres de données géants, qui stockent et transmettent les informations des internautes du monde entier. Les plus grandes « fermes informatiques » du monde auraient ainsi doublé leur consommation énergétique entre 2000 et 2005. Pour Siegfried Behrendt, l’enjeu est donc de taille : « tout est possible (Ndlr, d’ici 2010). Soit rien ne change, et la consommation des centres de données augmente encore de 50%. Soit de réels efforts sont faits, et là c’est une baisse de 50% qui est envisageable ». La nouvelle drogue mondiale que sont les blogs pourrait donc être menacée.
Les exemples donnés au salon de l’informatique de Hanovre sont édifiants. Une recherche sur le site google équivaudrait à une heure de lumière dispensée par une ampoule à économie d’énergie. Et selon Siegfried Behrendt, chercheur de l’institut de recherche berlinois IZT, télécharger sur son ordinateur la version électronique de son quotidien préféré consommerait par exemple autant d’électricité que de faire une lessive. Si internet poursuit son développement à ce rythme, d’ici moins de 25 ans, il consommera à lui seul autant d’énergie que toute l’humanité, affirme l’universitaire de Dresde Gerhard Fettweis. Et là, nous plaidons tous coupables. Nous qui possédons des boîtes mails, nous qui téléchargeons la presse, des vidéos, des podcasts… Nous enfin, blogueurs. Car les plus gros consommateurs en énergie ne sont pas nos ordinateurs mais bien les centres de données géants, qui stockent et transmettent les informations des internautes du monde entier. Les plus grandes « fermes informatiques » du monde auraient ainsi doublé leur consommation énergétique entre 2000 et 2005. Pour Siegfried Behrendt, l’enjeu est donc de taille : « tout est possible (Ndlr, d’ici 2010). Soit rien ne change, et la consommation des centres de données augmente encore de 50%. Soit de réels efforts sont faits, et là c’est une baisse de 50% qui est envisageable ». La nouvelle drogue mondiale que sont les blogs pourrait donc être menacée.
Marie Couturier (avec AFP)
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