Le compte à rebours est lancé. Guirlandes multicolores, décorations lumineuses, sapins… Ils ont fleuri cette semaine comme un printemps hivernal. Bientôt, ce sera Noël, la visite du gros barbu en costume rouge, les repas de famille. Mais auparavant, nous vous emmenons faire un petit tour aux pays des traditions. Comme un avant-goût, en mots et images.
L’Allemagne, le deuxième pays du Père Noël ?
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Les prémices sont apparues à l’aube de l’automne, alors que les arbres revêtaient leurs plus belles parures, les magasins invitaient à la décoration intérieure : boules, guirlandes… etc. Puis novembre s’est présenté comme une invitation à cuisiner, à préparer le Christstollen, gâteau du jour J. Et enfin l’éclosion du phénomène. Comme une fleur arrivée à maturité, les centre-villes allemands transpirent de lumières, d’odeurs de vin chaud épicé, de joie. Décembre est arrivé.
Pour ce premier week-end de festivités, les Allemands vont donc vivre au rythme de l’ouverture des chalets en bois, sur les places des villes et villages. Tous viendront découvrir le sapin central, la crèche, parfois animée, et la pyramide de Noël, qui raconte l’histoire d’une ville ou d’un pays. Ce week-end est également symbole de l’Avent et du début officiel du compte à rebours. Cette tradition allemande veut que le premier dimanche suivant le 26 novembre, on offre aux enfants un calendrier destiné à les faire patienter jusqu’au jour J.
Puis, dans le nuit du 5 au 6 décembre, viendra Niklaus, ou Saint-Nicolas. Souvent accompagné du père Fouettard, et parfois d’un ou deux autres personnages, il apporte aux enfants sages friandises et petits cadeaux. Enfin, le 24 au soir débutera Noël, pour ne s’achever que 48 heures plus tard. Mais auparavant, il y aura des festivités sur chaque place de village, du pain d’épice, du chocolat et des amandes grillées pour les plus gourmands, du vin chaud bien sûr, à volonté, et peut-être une invité surprise : la neige pour saupoudrer ces décors de féerie.
Importation à la française
Les marchés de Noël ont mis du temps avant de s’implanter en France. Peut-on désormais parler de phénomène ? Non, sans doute pas. Pas en tout cas au sens où on l’entend outre-Rhin. Pas la même culture, les mêmes traditions. Mais petit à petit, les marchés font leur trou. A cela, plusieurs raisons. Commerciales, en premier lieu. Les associations ont vite compris de quelle manière elles pouvaient en tirer parti. Les municipalités, elles, pensent en terme d’image, de communication. Et les artisans et petits producteurs divers y voient une occasion unique d’écouler leurs stocks.
Quant au public, il trouve là une balade sympathique, à flâner entre les chalets en bois. Parfait comme avant-bouche, à quelques jours des fêtes de fin d’année.
Proximité oblige, ce sont les régions frontalières qui accueillent les marchés de Noël les plus importants. L’emblème, c’est Strasbourg. La 437e édition a démarré il y a quelques jours, au pied de l’imposante cathédrale. Près de 2 millions de visiteurs sont attendus, 270 chalets sont installés sur différentes places. Une manifestation qui a un coût (500.000 € pour la municipalité) mais qui rapporte : les hôtels affichent un taux de remplissage de 95% pendant les week-ends.
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Archivé sous: Les dossiers, Société
Pingouinette a dit…
La boulangerie me fait penser à la maison de la sorcière dans hansel et gretel ! J’avais une cassette quand j’étais petite avec la version télé de cette histoire. A la fin, les enfants qui étaient emprisonnés dans des pains d’épices géants en forme de bonshommes étaient libérés et la maison en confiseries fondait dans un immense bouillonement !
A France Bleu, à Noël, il y a un autre phénomène : dès que les illuminations sont allumées dans les rues, les gentils auditeurs amènent de chocolats à la radio… Mummm !